citation

" Tu trouveras plus dans la forêt que dans les livres : les arbres et les rochers t'enseigneront les choses qu'aucun maître ne te dira . " Saint Bernard de Claivaux

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samedi 1 octobre 2016

24 heures photo ....


Communauté gérée par Patricia , clic .
 
 
 
 
 
 
" Elles sont trop hautes , bonnes pour les pies , pffff  ! "
 
 
 
 
 
 
 
 

Le Renard et les Raisins

Certain Renard Gascon, d'autres disent Normand,
Mourant presque de faim, vit au haut d'une treille
Des Raisins mûrs apparemment,
Et couverts d'une peau vermeille.
Le galand en eût fait volontiers un repas ;
Mais comme il n'y pouvait atteindre :
"Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. "
Fit-il pas mieux que de se plaindre ?
 
 
Jean de la Fontaine  ( 1621-1695) - Fable - Livre III
 
 
 
 
 
 


 Le renard et les raisins


Un renard affamé,
voyant des grappes de raisin pendre à une treille,
voulut les attraper ;
mais ne pouvant y parvenir,
il s’éloigna en se disant à lui-même : « C’est du verjus. »

Pareillement certains hommes,
ne pouvant mener à bien leurs affaires,
à cause de leur incapacité,
en accusent les circonstances.
 
Esope ( VII° - VI° siècle AJC ) - Fable - Traduction d'Emile Chambry
 
 
 
 
Bon week end à chacun .
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

vendredi 30 septembre 2016

Le Mont Saint Michel ( 2 ) ....





Une nouvelle parution sur mon autre blog " instantané " , clic.


 
 
Arrivée au Mont Saint Michel l'après midi , ici , clic , au soleil couchant .
 
Tôt le matin , nous partons à la découverte de ce lieu magique . Je me permets un conseil , si vous voulez le visiter calmement sans cohue , il faut y aller tôt le matin , l ' affluence commence en tout début d'après midi.
 
Nous voyons donc le Mont au soleil levant , toujours à marée basse . Une brume légère enveloppe le paysage.
 
Avant d'emprunter la route qui mène à la digue , une halte au barrage  le Couesnon .
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 




Mis en service en mai 2009, le barrage sur le Couesnon, par sa régulation des eaux, redonne au fleuve suffisamment de force pour chasser les sédiments vers le large, loin du Mont.
 
Grâce aux forces conjuguées de la mer, du Couesnon et du nouveau barrage, les sédiments seront chassés au large du Mont. Après la mise en fonction de l’ouvrage et de chasses progressives, il faudra plusieurs années, marée après marée, pour déblayer les millions de mètres cube de sédiments accumulés et abaisser progressivement le niveau des grèves.

L’originalité de ce barrage réside dans son mode de fonctionnement. Les vannes peuvent fonctionner dans les deux sens, lorsque l’eau s’écoule de l’amont vers l’aval et inversement, selon les conditions de marées et le débit du fleuve.







Le soleil levant , à la différence d'hier, éclaire le Mont à droite.








 Des navettes fréquentes permettent de se rendre près du Mont Saint Michel .




 Il reste à parcourir quelques mètres dans le sable mouillé pour atteindre l ' Abbaye .









 
 
 
 
Les gardiennes de la Merveille surveillent la marée humaine!! ...... La mouette et la meurtrière !
 
 
 





 
 
 
 
 
L’entrée dans le Mont se fait par la plus ancienne des portes : La porte du roi, construite en 1435. Elle était défendue par un pont-levis doublé d’un fossé reconstruit à l’identique en 1992.
La porte est surmontée du logis, bâtiment destiné au gardien chargé de la surveillance de l’entrée.

Elle est suivie par deux autres portes de renfort, la porte du boulevard et enfin, la porte de l’avancée près de laquelle sont exposées deux bombardes laissées par les anglais après leur défaite en 1434. Ces deux canons sont aussi nommés les michelettes.







Une halte s'impose chez la Mère Poulard .












Née en 1852, Annette a une vingtaine d’années lorsque le Mont Saint Michel s’ouvre à nouveau au monde après avoir été une prison redoutée depuis la Révolution française de 1789.

C’est aussi à cette époque que la jeune Annette épouse le fils du boulanger du Mont Saint Michel, Victor Poulard, qui l’accompagnera fidèlement et discrètement tout au long de sa vie dans ses deux passions :la cuisine et le Mont Saint Michel.

Dès le Moyen Âge, les habitants du Mont Saint Michel accueillent les pèlerins dans leurs auberges où ces derniers trouvent gîte et couvert après un périple le plus souvent très éprouvant.

C’est donc tout naturellement qu’Annette et Victor Poulard ouvrent leur auberge en 1888 en plein cœur de la cité médiévale pour accueillir les pèlerins mais aussi les gourmands venus de tout horizon.

Très vite reconnus, les immenses talents d’Annette Poulard et les quelques sept cents recettes qu’elle a créées au cours de sa longue carrière lui valent le titre honorifique de "Mère" qui distingue ses exceptionnelles qualités de cuisinière et sa contribution décisive à la renommée de la gastronomie française. C’est ainsi que le nom de La Mère Poulard est né.

Célèbre dans le monde entier pour sa fameuse omelette cuite au feu de bois, La Mère Poulard demeure aujourd'hui une institution de la gastronomie française grâce à une cuisine variée, inventive et légère, qui marie tradition, simplicité et modernité.
















Après cette série de portes rendant l’accès au mont quasiment infranchissable, commence La Grande Rue (l’unique rue du mont). Cette longue rue ascendante traverse le village et achemine vers une longue série de marches (le Grand Degré Extérieur) en direction de l’abbaye. 350 MARCHES !!














Dans sa dernière portion, cette rue dessert une petite église paroissiale dédiée à Saint-Pierre, avec la particularité d’être accolée à une tour. L’église Saint-Pierre date des XV et XVIe siècles.

Créée en 1877, la belle
statue de Saint-Michel entièrement lamée d’argent demeure aussi dans cette petite église où se perpétue désormais son culte.








Nous grimperons demain si vous le voulez bien , il y a tant à voir.






jeudi 29 septembre 2016

Et si j'étais .... une passion ....

 
Défi chez Khanel 3 , clic .
 
 
 
 
 
 
Et si j'étais une passion
 
Les voyages
 
La photographie
 
Le rêve
 
La nature
 
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Après quelques heures de route , je suis arrivée dans la soirée , le soleil déclinait et  recouvrait la nature d'une belle couleur chaude .
Soudain , il est apparu dans le lointain !Imposant , magnifique , j'étais éblouie !
Arrivée à destination , je suis allée le saluer de près , dans le crépuscule grandissant .
 
 
 
 
 
 
 
 



Le mont Saint-Michel ,  est un îlot rocheux à l’est de l’embouchure du Couesnon, lequel se jette dans la Manche.
Excroissance granitique d’environ 960 mètres de circonférence, cet îlot s’élève au-dessus d'une plaine sablonneuse à 92 mètres d’altitude. Il offre une superficie émergée d’environ 7 ha, au-dessus de laquelle se dresse l’abbaye.
La partie essentielle du rocher est couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et de son domaine. Le rocher ne représente qu’une petite partie de la commune qui s’étend aussi sur la digue et plusieurs dizaines d’hectares de polders.

En
1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le Mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires. » (extrait de L’Avranchin monumental et pittoresque,  1846).




Le mont Saint-Michel (l’îlot ou l’abbaye) a donné à son tour son nom à la baie du mont Saint-Michel

La baie du Mont-Saint-Michel est le théâtre des plus grandes marées d’Europe continentale, jusqu’à 15 mètres de marnage, différence entre basse et haute mers. La mer rejoint ensuite les côtes « à la vitesse d’un cheval au galop », comme le dit l’adage.





Nous allons le découvrir doucement au soleil couchant . Nous sommes à marée basse .



















Les prés-salés du Mont Saint Michel
 
 
 
 
Poussons le portillon et entrons dans la propriété ! 
 
 
 
 
 
 
 















 
 
 
 
 
 
 
 
La nuit s'installe vite et l'Abbaye s'illumine .
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous reviendrons , tôt le matin , et grimperons " à l'assaut " de cette citadelle!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

mardi 27 septembre 2016

Soleil d'automne ....

Crocus d'automne
 
Vendangeuse
 
Sternbergia  lutea
 
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Lumière des talus
 
Dernière gourmandise !
 
 
 
 
 
 
 
 



Sternbergia lutea est un bulbe, de la famille des Amaryllidacées, originaire du bassin méditerranéen et du Moyen orient. Il y pousse en groupe sur des zones naturelles dégagées et rocheuses, supportant une forte sècheresse en été.

Couramment appelé le crocus jaune d’automne, Sternbergia lutea ressemble par sa forme à un crocus fleurissant à l’automne, mais s’apparente davantage aux narcisses.


Il est aussi nommée la vendangeuse, car il s’est naturalisé au milieu des vignes dans le sud de la France, et qu’il fleurit en même temps que la récolte du raisin.












Des bulbes allongés atteignant de 3 à 4 cm de diamètre.

Ils portent des feuilles rubanées, d’un vert soutenu, et ayant une croissance distique : la plupart des feuilles poussent face à face.

Une fleur unique en coupe, d’un jaune très lumineux, s’épanouit  au bout d’une tige de 15 à 20 cm. Elle est formée de 6 tépales, 3 pétales et 3 sépales qui se ressemblent.

La fleur montre 6 étamines, ce qui permet de la différencier d’un crocus qui n’en possède que 3.












Le Sternbergia lutea est considérée comme une espèce menacée ; elle est commercialisée sous CITES.

Cela signifie que sa commercialisation est légiférée et que son exportation demande un certificat.

Elle n’est tolérée que tant que l’espèce n’est pas mise en danger dans ses régions d’origine.




















Belle  journée ensoleillée .
 
 
 
 
 
 
 
 















samedi 24 septembre 2016

24 heures photos ....


Communauté gérée par Patricia , clic .



 
 
 
 
Doucement
 
S'étirer
 
Prendre le temps
 
Être zen ! 
 
 
 
 
 
 



La Limace et l'Escargot



Après un orage violent
Nos deux rampants gastéropodes,
Habités d'un calme indolent,
Boutant l'ennui aux antipodes,
Engagent alors le pari
D'en appeler à la vitesse
Imaginant un safari
Pour évaluer leur prestesse...
Et la Limace intimement
Se frottait le ventre de joie,
N'étant chargée assurément
D'aucune coquille de noix,
Comme le sont les Escargots
Trimbalant de lourdes coquilles,
Accablantes, tels des fagots,
Sur le dos d'un joueur de quilles.
Aussitôt dit, aussitôt fait...
Mais, fulgurant, un grand rapace
Amateur d'un glouton forfait
Fit une becquée de Limace !

Ainsi, dans la vie, un fardeau
Pour son porteur vaut un cadeau.
 
 
Louis  Fontas  ( fable )
 
 
 
 
 


La Limace léopard (Limax maximus) est une grande espèce de limace appartenant à la famille des Limacidae.

La limace léopard a une longueur d'environ 13 cm
, certains auteurs lui donnent même une longueur maximum de 20 cm. La limace léopard est de couleur grise ou brun clair. Son bouclier est moucheté de taches noires d’environ 3 mm, et ces taches sont alignées et peuvent ressembler à des rayures longitudinales sur la queue. Ces limaces ont une longévité de 2 ans et demi à trois ans.

Cette limace vit en milieu humide, à proximité des cours d’eau, mais aussi dans les forêts, les jardins et les parcs. La limace tachetée se nourrit principalement de végétation tendre (plantes abîmées, fanées ou mortes), de mousse, de champignons, de bois morts, mais aussi parfois de congénères morts.

L'
espèce Limax maximus a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758.
 
 
 
 
 
Je vous souhaite un beau week-end .
 
 
 
 
 
 
 

 
 

jeudi 22 septembre 2016

L' Automne ....


Attentionnée
 
En ce premier jour d'automne ,
 
La toile accueille  avec douceur
 
La chute inévitable de la feuille  .
 
 
 
 
 
 


Quand automne en saison revient


Quand automne en saison revient,
La forêt met sa robe rousse
Et les glands tombent sur la mousse
Où dansent en rond les lapins.

Les souris font de grands festins
Pendant que les champignons poussent.
Ah ! que la vie est douce, douce
Quand automne en saison revient.

Samivel  (1907-1992)
 
 
 
 
 

mercredi 21 septembre 2016

Le Moulin du Hénan ....

EMOTICON barque 3Une nouvelle parution sur mon autre blog " instantané " , clic .






Nous continuons notre promenade autour de Névez , après les chaumières ( clic ) nous arrivons par une petite route ombragée au Moulin du Hénan .
















Le moulin du Hénan est situé sur une digue, l'Aven d'un côté, une vasière de l'autre.

Sa particularité est un fonctionnement soumis au rythme des marées. Une vanne laisse entrer la mer dans la vasière à marée montante. Elle se ferme dès le changement de courant du jusant. Deux déversoirs font alors tourner les deux roues à aubes jusqu'à la nouvelle marée montante.

Les roues, le moyeu et les axes qui font tourner les meules, sont en bois.

Ces dernières réduisent les grains en farine.

Ce moulin a continué à tourner jusqu'en 1935-1937. Le meunier allait chercher son blé très loin avec sa charrette et son cheval, traversant un gué entre Poulgwin et Kerdruc à marée basse. 







































A quelques dizaines de mètres se trouve la maison du meunier. On y accéde par un escalier extérieur, le sous sol étant réservé au silo à blé.











 


Après une rénovation minutieuse , le moulin du Hénan a été remis en route début août 2016  dans le cadre de la grande fête " Autour des Chaumières " qui s'est déroulée les 4, 5 et 6 août à Port-Manech, Kérascoët et le Bourg de Névez.


« Depuis sa rénovation, c'est la première fois que le moulin sert en deux ans », précise Jean-François Costiou, le président du Comité de liaison interassociatif de Névez.

Une centaine de kilos de farine a été obtenue. « Elle a été utilisée le vendredi 5 août pour la cuisson du pain à l'ancienne, au four du village de Kerascoët. »